Cher journal,
Aujourd’hui est un jour particulier, non pas parce que je suis plus dépressif que n’importe quel jour, mais il est particulier car c’est la première fois que je t’écris.
Je ne sais pas encore comment je vais t’appeler, pour l’instant ce sera journal, ensuite en verra.
Assez parler de toi.
Parlons de la chose qui fait danser mes doigts sur le clavier.
Avant toute chose, une petite description s’impose, je ne raconterais pas en quelques lignes dix huit ans de vie, ce serait barbant pour tout le monde. Je vais donc dire deux ou trois choses sur moi, je parlerais de moi par petites touches chaque jour, comme un peintre pointilliste fait son œuvre (je sais, il est osé de se comparer aux grands peintres tel que Sisley le chemin de la machine à Louveciennes).
Je m’appelle Denis, j’ai dix huit ans, je suis en BTS audio-visuel (c’est très intéressant pour ceux qui s’y intéressent). J’ai toujours aimé des filles qui ne m’aimaient pas ou qui ne m’aimaient plus.
C’est pour traiter de ce sujet que j’écris : pour extérioriser ces sentiments qui me rongent un peu plus chaque jour.
Cette histoire commence quand j’étais en seconde, en septembre 2001, je rentre en classe de 2nde générale 2, je ne connais pas un garçon de cette classe. Je sympathise avec Rem’s et Max, Rem’s sera mon ami le plus proche car on partage une passion commune, le cinéma, il veut être réalisateur, et moi monteur. Enfin bon, on devient un trio inséparable. La seule différence entre nous : je fais allemand deuxième langue et les deux autres font espagnol.
Voila, je me retrouve tout seul en allemand.
Enfin pas pour longtemps, je discute avec ma voisine, Elsa. On sympathise, on devient amis, surtout grâce à internet, où par courriels interposés, les discussions sont longues.
Et puis un jour il arrive ce qui devait arrivé, Elsa me demande si je veux sortir avec elle.
Et là le choix est à faire : oui ou non ; m’engager avec elle, ou mes nouveaux amis !
Je réfléchis longuement, je demande à mes deux amis, l’accueil est alors mitigé, et serait plutôt favorable au non, et moi, j’étais perdu comme toujours… De plus, quelques mois plus tôt, une rupture m’avait profondément touché (enfin, si on peut appeler cela une rupture, puisque l’histoire n’a jamais abouti, cette fille à l’époque, Justine, je la connaissais depuis la 4ème et fin 3ème on avait décidé tout doucement de sortir ensemble. Enfin, on avait failli si sa mère n’était pas arrivée plus tôt ce jeudi soir, un jour de fin mai sans doute, le lendemain on avait passé un moment ensemble. Le weekend elle partait chez on père pour 3 jours, quand elle est rentrée, elle avait changé, et à la fin du mardi qui suivait, elle sortait avec un autre. J’avais le cœur brisé, je me suis accroché envers et contre tout, jusqu’au moment où l’histoire tourna mal.)
Tout cela pour dire que, finalement, j’ai dit non, officiellement à cause de cette rupture. Mais la vraie raison, c’était ma peur : d’elle, de ce qu’on pourrait faire, de ce qu’on allait devenir, et de toutes ces choses là, sans intérêt. Le temps a passé.
En fin d’année de seconde, je me suis remis à faire du vélo, j’allais voir la mer, cela faisait une petite ballade d’une cinquantaine de kilomètres.
Or, Elsa habite près de la mer, la pause s’imposait !
Durant ces moments d’intimités, j’ai vu à quel point elle était belle, et c’était peu dire. Je ne sais pas comment elle fait, toujours ce sourire aux lèvres, elle le porte si bien. Ce petit sourire quand elle est fatiguée, et ses petits yeux m’aspirent.
Enfin, tout cela pour dire que je suis vraiment tombé amoureux d’elle à ce moment là. Ensuite, les jours ont passé, j’ai cru aimer d’autres personnes, des histoires qui n’ont jamais abouti, ceci relève d’un autre thème.
Les années ont passé, Elsa est toujours ma meilleure amie, même si cette année (la première post bac) on s’est un peu perdu de vu, elle s’est fait de nouveaux amis.
Les temps changent, les gens changent, mais j’éprouve de plus en plus d’amour pour elle, et elle le rejette de plus en plus.
Mes amis me disent de ne plus l’aimer car c’est mon amie, mais je ne peux pas, j’en suis malade.
Assez parler, passons au journal à proprement parlé.
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